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Raphaël Glucksmann : la candidature qui redessine la gauche sociale-démocrate

Candidats· 21 mai 2026 · Par Équipe ÉlyséeScope ·5 min de lecture
En clair

Il a terminé deuxième des élections européennes de 2024 avec 13,8% des voix, devançant le Rassemblement national sur le terrain des valeurs progressistes et pro-européennes. Raphaël Glucksmann veut transformer cet élan en candidature presidentielle sérieuse.

Il a terminé deuxième des élections européennes de 2024 avec 13,8% des voix, devançant le Rassemblement national sur le terrain des valeurs progressistes et pro-européennes. Raphaël Glucksmann a démontré que la gauche sociale-démocrate, que l'on croyait moribonde en France, disposait encore d'un réservoir electoral. En 2027, il veut transformer cet élan en candidature présidentielle sérieuse.

Un itinéraire politique atypique

Glucksmann n'est pas un apparatchik socialista. Son parcours est celui d'un intellectuel engagé : philosophe de formation, auteur d'essais sur les génocides et la mémoire, documentariste en Géorgie et en Ukraine. Il a fondé Place Publique en 2018 avant de rejoindre l'alliance avec le PS pour les européennes de 2024. Son score aux européennes a tout changé. 13,8% et une deuxième place nationale sont des résultats qui ouvrent mécaniquement la porte à une candidature présidentielle.

Une ligne pro-européenne assumée

Glucksmann est l'un des rares dirigeants politiques français à assumer pleinement l'héritage de la construction européenne. Son européenisme est celui d'un combattant : il a soutenu l'Ukraine dès le début de l'invasion russe, il a dénoncié la naïveté des partisans du dialogue avec Moscou. Cette position lui a valu une hostilité frontale de la part de Jean-Luc Mélenchon, qui l'a accusé d'être un va-t-en-guerre atlantiste. Elle lui a aussi valu une sympathie dans des milieux qui dépassent la gauche traditionnelle.

La question de l'union à gauche

Le grand défi de Glucksmann est la primaire à gauche. Il est favorable à une démarche d'union, mais il a posé des conditions : LFI doit accepter de jouer le jeu d'une primaire ouverte, et le programme commun doit être construit sur des bases réalistes. Ces conditions sont difficiles à satisfaire. LFI refuse de participer à une primaire dont le résultat pourrait lui échapper.

Son programme économique : la social-démocratie revisitée

Sur l'économie, Glucksmann ne rompt pas avec le marché. Il ne propose pas de nationalisation ni de sortie de l'euro. Sa ligne est celle d'une social-démocratie réformiste : investissement public massif dans la transition énergétique, taxation renforcée des grandes fortunes, mais dans le cadre d'une économie de marché régulée.

Son rapport aux sondages 2027

Les sondages bancaire 2027 le créditent d'intentions de vote comprises entre 8 et 12% pour le premier tour. Ce n'est pas suffisant pour garantir une place au second tour, mais c'est assez pour peser sur la dynamique de campagne. L'enjeu pour lui est de transformer les 13,8% des européennes en score presidentiel. Sa capacité à parler aux classes populaires, aux villes moyennes, aux régions désindustrialisées, déterminera s'il peut franchir le seuil du second tour.
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Sources & références

  • Place Publique, résultats européennes 2024, interviews Glucksmann presse française 2025-2026 (lien à vérifier)

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